Dans plusieurs cas, pour mener un projet de création d’entreprise, il est nécessaire de s’associer. Si partager la direction d’une affaire donne plus de chance de réussite, les mésententes entre partenaires constituent une cause d’échec. Découvrons nos 5 erreurs à éviter pour choisir son associé.

Prendre un associé uniquement par amitié ou lien de famille

La tentative de joindre l’utile à l’agréable est grande en se disant que l’on pourra travailler plus efficacement avec son meilleur ami, son conjoint ou sa sœur. Les liens affectifs peuvent se conjurer très mal avec des difficultés naturelles dès la création d’entreprise et déboucher sur un échec et une rupture avec vos proches. S’associer avec son conjoint présente un risque important puisque tous vos œufs sont dans le même panier.

Il n’est pas rare que les groupes improbables s’avèrent finalement très performants. Cependant, il faut pour cela que chacun reconnaisse et accepte les différences de l’autre. Les associations nouées dans un contexte professionnel dans lequel vous avez l’occasion de prouver vos compétences et votre mode de fonctionnement sont plus profitables.

Co-gérance à parts égales

Pour fonctionner, une entreprise doit avoir un décideur final. En cas de désaccord, la division 50-50 rend impossible la mise en place d’une solution de sortie. Vous avec deux solutions :

  • Etablir un contrat 51-49%
  • Faire entrer une ou plusieurs personnes pour des montants.

Cependant, la multiplication du nombre d’associés doit être menée avec précaution. Les raisons de mésententes peuvent augmenter rendant toujours possible la formation d’une minorité de blocages.

Recruter uniquement sur une fiche de poste

En recrutant un associé, vous recherchez des compétences mais aussi un carnet d’adresses et/ou des financements complémentaires aux vôtres. Les associés sont bien plus qu’un salarié. Vous allez devoir partager avec eux la direction, les responsabilités et les bénéfices ou pertes de votre entreprise.

Vous devez aussi vous poser l’adéquation de votre système de valeurs. Le meilleur moyen est de vous tester mutuellement sur une durée suffisante pour vérifier que vous êtes bien en phase. Une période d’essai peut vous alerter sur des désaccords à venir. En cas de doute, n’hésitez pas à demander des références.

Ne pas dire les choses

Un des écueils de l’échec avec un associé est une peur d’exprimer clairement ses envies et ses attentes au sein de l’entreprise. Dites simplement les choses ! Prenez le temps de définir clairement ce qui sera la technique de prise de décision et n’évitez pas les questions concrètes comme celle de la rémunération et fixez tout cela par écrit.

Éviter la question de la sortie

Lorsque vous vous marriez, il est difficile d’aborder la question du divorce mais pourtant indispensable. Les associés finissent toujours en général par partir un jour ou l’autre. Il vaut mieux prévoir dès le début l’organisation de ce départ. Le point est crucial dans le cas d’une SARL si un associé ne peut pas vendre ses parts à une personne extérieure du groupe sans l’accord de des collaborateurs. Mais il peut les transmettre à un proche sans l’accord des autres. Ce point fait partie des dispositions à discuter dans le cadre d’un pacte d’associés.

Selon la nature de votre projet et le type d’association que vous envisagez, il est nécessaire de formaliser précisément par écrit tous ces points. Mais ils doivent être abordés le plus en amont possible de la création pour vous permettre d’engager une discussion franche sur les principaux facteurs potentiels de friction et vous aider à prendre la bonne décision de vous associer ou non en toute connaissance de cause.

Maintenant que vous connaissez les erreurs à éviter, retrouvez notre article pour bien répartir le capital de l’entreprise.

 

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