Cette semaine, nous interviewons Isacco Seno, qui nous parle de son projet Freeckly, ainsi que de la rencontre avec son CTO Julien via Cofondateur.fr. Freeckly est une marketplace de produits invendus non alimentaires qui se base sur un mécanisme de prix inédit.

 

Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

 

Je suis Isacco Seno, 30 ans et CEO de Freeckly. Je suis issu d’une formation Économie et Maths appliquées avec un Master 2 Environnement. Après mon arrivée en France en 2012, j’ai travaillé d’abord dans l’industrie du plastique et ensuite chez OVH. Dans ce projet, je suis accompagné de mon associé Maxime, 31 ans, Business developper spécialisé en Marketing digital.

 

Pouvez-vous nous parler de votre projet Freeckly ?

 

Il y a 1 an, nous avons décidé avec Maxime de lancer Freeckly, une Marketplace de produits invendus non alimentaires qui se base sur un mécanisme de prix inédit. Le prix initial baisse jusqu’à ce que quelqu’un décide d’acheter le produit.

C’est comme un jeu : j’attends pour acheter moins cher en prenant le risque que quelqu’un le fasse à ma place.

Nous proposons un shopping cool ludique et responsable puisqu’il vise à éviter le gaspillage et la destruction des invendus.

Nous utilisons sur la base d’un prix de lancement, un mécanisme de prix dégressif, automatisé et optimisé.

Nous avons pour mission d’offrir la possibilité aux utilisateurs de se faire plaisir tout en prenant conscience que leurs achats ont un impact.

Pour ce faire, nous proposons des produits cools et de qualité, certifiés Freeckly, un système d’achat unique où c’est le client qui décide du prix, ainsi que des achats « anti-destruction » de créateurs et marques responsables.

 

Comment fonctionne Freeckly exactement ?

 

Tout se passe sur la plateforme www.freeckly.com pour la partie client et sur pro.freeckly.com pour la partie commerçant. Le principe est simple, le client peut acheter le produit au prix affiché ou rentrer le montant auquel il souhaite acheter l’article. Si le prix du produit diminue jusqu’à atteindre le montant de son offre, le client reçoit une notification et l’article lui est réservé durant 15 minutes.

Les produits qui y sont vendus sont variés, on peut y retrouver de la décoration d’intérieur, des cosmétiques ou tout aussi bien des vêtements par exemple.

En ce qui concerne l’avancée du projet, nous avons effectué les premiers tests depuis Janvier et nous prévoyons le lancement en Mai 2020.

 

Comment vous est venu l’idée ?             

 

Autour d’un verre entre amis ! À cette période Amazon avait fait scandale en détruisant de nombreux produits invendus qui était neufs.

Nous en sommes venus à nous demander comment une entreprise peut-elle détruire un produit qui a pourtant encore de la valeur ?

Nous constations qu’il y avait un réel manque de solution pour aider les entreprises à écouler leurs stocks ce qui cause une perte importante de trésorerie.

Dans un contexte où les nouvelles modes ont un impact sur l’environnement, nous avons réfléchi aux outils à mettre en place pour réinventer l’expérience d’achat en sensibilisant l’acheteur et en responsabilisant l’acquisition de biens.

 

Pouvez-vous me parler de l’équipe ?

 

Au départ, nous étions deux avec Maxime, un ancien collègue d’OVH. Bien que nous ayons tous les deux des compétences techniques, ce projet nécessitait des compétences plus importantes et plus poussées, au-delà de nos capacités personnelles.

Nous avions au début pensé à sous-traiter en passant par des agences de développeurs mais cette option aurait été trop compliquée pour nous car il est nécessaire d’avoir une connaissance complète du projet pour ne pas faire d’erreur et optimiser notre temps. Nous avons donc décidé qu’il fallait intégrer un développeur directement dans notre équipe, afin qu’il suive le projet sur toute sa continuité.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à entreprendre et passer par Cofondateur.fr ?

 

Un ami nous avait parlé de Cofondateur.fr, nous étions sceptiques au début car il nous semblait impossible de trouver un associé technique via une offre sur une plateforme, sans une première présentation physique.

Il fallait faire matcher à la fois les compétences techniques et l’adhésion aux valeurs et au concept. Malgré tout, nous nous sommes tout de même inscrits et très rapidement nous avons eu des likes sur notre projet, nous avons pu échanger avec plusieurs développeurs, certains trop juniors ou pas encore prêts à se lancer immédiatement.

Au bout d’un mois, nous avons rencontré notre développeur, Julien, avec qui le feeling a été immédiat. Il avait compris la philosophie de Cofondateur et a accepté de travailler comme nous, sans rémunération jusqu’au lancement du projet. Nous nous sommes totalement fait confiance. Julien a su prendre connaissance du projet, et s’impliquer très rapidement pour nous aider à avancer.

 

Êtes-vous officiellement associé ? Y-a-t-il eu des complications, des imprévus ?

 

Nous ne sommes pas encore associés, mais ça avance très bien. Julien a su rentrer dans le concept et a réussi à s’intégrer facilement à notre travail passé, au bout de 2 mois il était déjà 100% opérationnel. Nous sommes de la même ville, les échanges se sont donc faits beaucoup plus facilement, c’est d’ailleurs un des facteurs qui nous a rassurés.

 

Pour finir, que pouvez-vous conseiller aux utilisateurs de Cofondateur ?

 

Je recommande aux porteurs de projet de prévoir des tâches et missions suffisamment longues pour pouvoir tester le feeling avec les développeurs sur la durée.

Il faut exposer les cas positifs et cas négatifs dès le départ afin de se mettre d’accord sur une issue en cas d’échec de l’association ou du projet.

Nous avons constaté que certains utilisateurs de Cofondateur manquent de technique. Je recommande donc d’essayer de se renseigner un minimum sur les besoins techniques et les problématiques liés à son propre domaine d’activité (dans notre cas l’E-commerce) ainsi il sera plus facile de choisir son développeur. Il faut aussi avoir un minimum d’idée et ne pas penser que c’est le développeur qui devra trouver toutes les idées dans un projet qu’il ne connaît pas au départ.

Prenez votre temps, prévoyez aussi un temps d’adaptation, aussi bien pour vous que pour le développeur afin d’éviter tout risque de tension.

 

Cet article vous a plu ? Retrouvez le témoignage de Leïla, fondatrice de Nowkey, une application mobile pensée pour les personnes pratiquant l’équitation et désirant s’améliorer.

Catégories : Non classé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles similaires

Non classé

Pollution numérique et écologie digitale : les gestes simples à adopter pour lutter contre le CO2

Face à l’ère du numérique et de la dématérialisation, l’impact environnemental du digital est devenu un enjeu majeur de la lutte contre le CO2. À l’heure actuelle, le monde comptabilise 4,54 milliards d’internautes, soit une augmentation de Lire la suite…

Non classé

Comment faire du marketing low cost ?

Avant toute chose, toujours se demander : Quel est le but de ma campagne Marketing ? Se faire connaître ? Convertir ? Vendre ? Fidéliser ? Si vous vous intéressez un temps soit peu au marketing, nous vous invitons à lire Lire la suite…

Non classé

Top 10 des plus grosses levées de fonds de 2019 en France

L’année 2018 avait battu des records de levées de fonds (3.6 milliards d’euros) alors qu’il n’y avait aucune opération supérieure à 100 millions d’euros. En 2019,  4 startups y sont parvenues dont Meero (205 millions d’euros). Cette Lire la suite…